Résistance n’est qu’espérance
Prose combat.
Comme un clin d’oeil.
À Claude et à Albert, M’barali et Camus, rappeur, penseur, poètes donc
professeurs d’espérance.
Et de résistance aussi en un sens, peut-être même dans tous les sens
en fait, car comme nous le rappelle René Char l’immense, résistance
n’est qu’espérance.
L’espérance à enraciner, ajouterait la poétesse phare Andrée Chedid
Le ton est donné.
Le tempo aussi.
Des mots qui chantent, rappent, slament et s’offrent.
Bouquets de clartés.
Des mots qui clament, déclament, réclament.
Justice et Beauté.
Des mots de femmes et d’hommes.
Des mots d’âmes, engageantes et engagées.
Dans l’affaire précieuse de vivre.
Vivre, l’éclair au front.
Et tenir, debout.
Tenir.
Ensemble.
Tenir.
Parole de lumière.
Tenir.
Et faire jour.
Dans la nuit du monde.
Pourquoi créer un journal, alors que nous sommes en permanence
abreuvé.es d’informations ?
Et que nous nous noyons parfois dans ce flot continu, flux de plus en
plus flou, de plus en plus fou quand on y pense. Un instant.
Juste un instant.
La réponse, une des réponses du moins, tient entre les lignes de la
question posée.
Pourquoi créer ?
Pour respirer.
Pourquoi créer … un journal ?
Pour ne plus seulement nous noyer, en mots troubles.
Ne plus nous noyer, sans combattre.
Ne plus nous noyer, et repêcher, sauver, tout ce qui peut l’être, en
nous et autour de nous, le rêve, la joie, le désir, l’amour, la tendresse,
la révolte, la dignité, la générosité envers l’avenir, cette lampe
inconnue de nous.
Pourquoi créer ? pourquoi créer…un journal ?
Pour partager l’élan vital, la poésie.
La magie des rencontres qui font grandir.
En humanité.
Prose combat.
Comme un clin d’oeil donc.
Comme un cap aussi, à fixer et à garder.
Le Cap de la Belle Espérance.
Et de la résistance, ensemble.
Prose combat.

N°9 Novembre-Décembre 2025







